Changer d’optique sur l’Afrique

En prélude à la journée de L’asbl COBELCOTEC organisée ce 17 octobre à la maison des jeunes du haut pré où vous êtes les bienvenus, nous avons rencontrés les organisateurs de cette journée peu banale…

 

Comment et depuis quand avez-vous créé votre asbl ?

 

Notre asbl existe depuis 2011 et a pour but de venir en aide en priorité à la population du Nord-Est Kivu au Congo et en suite au reste du Congo. Elle est née du retour d’un voyage à Béni comme coopérant et d’un couple de médecin  et d’une technicienne de médecine qui provenaient de Fooz (commune d’Awans) pour visité l’hôpital de Lita près de Bunia. L’année suivante après évaluation et ciblage des besoins nous avons commencé à récolter auprès de la population belge une aide d’urgence. Notre action portait sur la région liégeoise et visait des écoles et un hôpital de Lita aux confins du conflit entre le Rwanda et le Nord-Est Kivu au Congo. Notre asbl est une petite structure qui fonctionne avec peu de personnes et qui vise des micros projets sur place. La confiance dans les personnes est donc primordiale.

 

Selon vous votre aide est-elle suffisante ? La population belge se sent-elle concernée par la situation africaine ?

 

Non, la population belge n’est pas forcément au courant des pillages et des massacres qui ravagent la région et dès lors notre journée du 17 octobre sera une belle opportunité pour informer et sensibiliser sur le sujet ainsi que d’échanger de bonnes recettes de vie. En effet le 17 il y aura outre l’atelier cuisine, une expo photos et une conférence débat ainsi qu’un spectacle de marionnettes pour les plus jeunes. Nous essayons de sensibiliser mais nous envoyons aussi de l’aide à partir du port d’Anvers grâce à une organisation flamande qui nous est proche (Wereld Messie Hulp).

 

L’Afrique n’est-elle pas en train de rater son entrée dans le troisième millénaire par manque de moyens financiers ?

 

L’Afrique est très riche en matières premières comme le coltan, le pétrole, l’or et le diamant (Nord-Est Kivu). L’Afrique a peut-être raté un virage dans le manque de développement des sources d’énergies (photovoltaïque) mais notre action essaie d’y remédier à sa petite échelle par l’envoi de panneaux photovoltaïque pour l’hôpital de Lita (petit village proche de Bunia).

Pour ce qui concerne tout notre quotidien d’occidental le manque est flagrant, pratiquement pas d’internet et c’est compliqué pour les GSM. Du côté des infrastructures routières on parlera plutôt de pistes que de routes.

 

Les sources de conflits sont nombreuses dans le monde, pourquoi est-il urgent d’intervenir en Afrique ?

 

Il y a trois raisons primordiales pour intervenir en Afrique :

  1. 1a raison sentimentale qui lie la vieille Europe coloniale avec ses anciennes colonies.
  2. La raison économique qui nous semble évidente vu les richesses du continent qui pourraient si l’on y prend garde tomber dans le giron chinois.
  3. La raison humanitaire pour faire pression sur les régimes en vue d’instaurer ou de conserver un régime démocratique garant des droits de l’homme.

 

Vous misez, par l’entremise de votre asbl, sur l’aide dans l’éducation et sur le travail manuel (agriculture) qu’en est-il des technologies modernes ?

 

Progressivement on essaie d’envoyer du matériel plus moderne tout en ayant à l’esprit qu’il faut du personnel qualifié sur place pour la maintenance d’où une bonne qualité d’enseignements.

 

Comment résumeriez-vous l’état d’urgence de votre pays ? Peut-il subsister sans une aide d’urgence ?

 

Grâce à notre aide les femmes sont actives, organisées avec des moyens (houes pour l’agriculture) concrets, elles obtiennent des résultats. L’apport du voltaïque à l’hôpital de Lita a été sécurisant pour tous. En résumé l’aide doit être adaptée en vue de changements durables. Sinon l’état d’urgence est toujours de mise au Nord-Kivu et nous avons un projet de collaboration avec « hôpitaux sans frontière » pour l’envoi de matériel sanitaire à l’hôpital de Lita et au dispensaire de Bilili dans la province de Bandundu.

 

Comment résumeriez-vous l’état d’urgence de votre pays ? Peut-il subsister sans une aide d’urgence ?

 

Grâce à notre aide les femmes sont actives, organisées avec des moyens (houes pour l’agriculture) concrets, elles obtiennent des résultats. L’apport du voltaïque à l’hôpital a été sécurisant pour tous. En résumé l’aide doit être adaptée en vue de changements durables. Sinon l’état d’urgence est toujours de mise au Nord-Kivu et nous avons un projet de collaboration avec « hôpitaux sans frontière » pour l’envoi de matériel sanitaire à l’hôpital de Lita et au dispensaire de Bilili dans la province de Bandundu.

 

Document du journal de Quartier d’Ougée; interview réalisée

par  Joseph Merlot

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